Là où les lanternes vacillent : les coulisses d’un nouveau roman


Ces dernières semaines, un nouveau projet a pris de plus en plus de place dans mes carnets : Le Cercle de Samhain — Là où les lanternes vacillent. Une histoire de magie, de lignées anciennes et de secrets enfouis dans un village irlandais imaginaire, née bien avant que je sache exactement où elle serait publiée.
Aujourd’hui, alors que je commence à en écrire les premières pages, une possibilité s’est présentée : la faire entrer dans l’aventure Fyctia. Le concours devient donc pour moi une manière de partager cette histoire dès sa naissance — et peut-être de vous laisser assister, chapitre après chapitre, à la construction de Kilvarann et de ses secrets.
Tout est parti d’une ambiance
Certains romans commencent par une intrigue très précise. D’autres par un personnage. Celui-ci a d’abord commencé par une sensation.
Je voulais retrouver cette atmosphère particulière de la fin octobre : les journées qui raccourcissent, les feuilles humides sous les pas, les lumières chaudes derrière les fenêtres, le brouillard qui transforme les paysages et cette impression que, pendant quelques jours, la frontière entre le réel et l’invisible devient un peu plus fragile.
Il me fallait donc un lieu à la hauteur de cette ambiance. C’est ainsi qu’est né Kilvarann, un village irlandais imaginaire dont je commence seulement à découvrir les rues, les maisons, les habitudes et les secrets. Et très vite, quelque chose de beaucoup plus ancien s’est installé derrière le décor.
Aux origines du Cercle
Au cœur de l’histoire se trouvent quatre femmes. Quatre lignées. Quatre magies.
Plusieurs siècles avant l’époque de Neve, elles se sont réunies pour accomplir quelque chose qui devait protéger les générations suivantes. Mais les actes de magie ont parfois un prix.
Et certains prix continuent d’être payés longtemps après la disparition de ceux qui les ont acceptés. C’est cette idée qui a véritablement donné naissance au Cercle de Samhain. Une histoire commencée plusieurs siècles plus tôt, dont les conséquences sont encore bien présentes aujourd’hui.
Neve Kavanagh
Le roman suivra Neve Kavanagh. Neve ne découvre pas soudainement l’existence de la magie.
Elle a grandi avec. Elle est extralucide, issue d’une famille dans laquelle certains dons se transmettent en même temps que les histoires, les silences et les secrets.
Mais connaître l’existence de la magie ne signifie pas forcément en comprendre les règles.
Encore moins savoir pourquoi certaines choses semblent soudain se réveiller autour de vous.
Lorsque le passé de Kilvarann commence à refaire surface, Neve va peu à peu comprendre que son histoire familiale est liée à quelque chose de beaucoup plus vaste qu’elle. Et qu’elle n’est pas la seule concernée.
Quatre héritières
Parce que Neve n’est que la première. Aujourd’hui encore, elles sont quatre. Quatre descendantes de ces premières femmes. Quatre personnalités très différentes, liées à quatre magies, quatre éléments et quatre saisons. Leurs histoires pourront être découvertes séparément, mais derrière chacune d’elles se dessinera peu à peu une histoire commune : celle du Cercle, de ce qui a été enfermé autrefois… et du prix payé par leurs lignées depuis des générations.
J’aime énormément cette idée de construire une série où chaque héroïne possède sa propre histoire tout en apportant une pièce supplémentaire à un mystère beaucoup plus ancien.

Et puis il y a Rory…
Parce qu’évidemment, Neve ne va pas traverser tout cela seule. Il y aura notamment Rory Malone.
Rory et Neve partagent déjà une histoire, des blessures et des souvenirs qu’aucun d’eux ne peut complètement ignorer. Lui aussi appartient à ce monde de magie, mais pas de la même manière. Là où Neve perçoit ce que les autres ne voient pas toujours, Rory possède une magie beaucoup plus protectrice. Un bouclier.
Peut-être exactement ce dont Neve aura besoin lorsque la frontière entre ce qu’elle voit et ce qui existe réellement commencera à devenir dangereusement floue. Leur relation ne sera donc pas simplement là pour accompagner l’intrigue. Elle en fera pleinement partie.
Construire Kilvarann
Pour l’instant, Là où les lanternes vacillent se trouve encore dans l’une de mes étapes préférées : celle où l’histoire existe déjà suffisamment pour que je puisse la voir… tout en gardant encore une quantité impressionnante de zones d’ombre.
Je construis Kilvarann. Je remonte l’histoire des lignées. Je cherche les liens entre les personnages. Je précise les règles de la magie. Je découvre les lieux importants. Et parfois, une simple idée en entraîne cinq autres. C’est généralement le moment où mes carnets commencent à devenir légèrement inquiétants.
Mais c’est aussi celui où l’univers prend véritablement vie.
Une histoire qui commence plusieurs siècles plus tôt
Le roman devrait s’ouvrir bien avant la naissance de Neve. À une époque où les quatre premières femmes du Cercle sont encore en vie.
J’ai envie que le lecteur assiste à cet instant fondateur sans pour autant disposer immédiatement de toutes les réponses. Comprendre ce qu’elles ont voulu faire. Deviner ce qu’elles ont sacrifié. Et conserver suffisamment de zones d’ombre pour que les conséquences de leur décision se dévoilent progressivement à l’époque contemporaine.
Cette scène posera probablement l’une des questions centrales de la série : jusqu’où peut-on aller pour protéger ceux qui viendront après nous ?
Et surtout…
que se passe-t-il lorsque le prix de cette protection devient lui-même une malédiction ?
Quand le projet a rencontré Fyctia

C’est donc en plein milieu de cette construction que Fyctia est entré dans l’équation. Pas comme le point de départ du roman. Plutôt comme une occasion.
Celle de commencer à partager cette histoire alors qu’elle est encore en train de s’écrire. Il y a quelque chose d’assez enthousiasmant dans l’idée de publier les premiers chapitres, de voir les personnages prendre vie sous les yeux des lecteurs et de laisser Kilvarann se dévoiler peu à peu.
Alors je vais tenter l’aventure.
Sans savoir encore exactement jusqu’où elle me mènera. Et c’est peut-être aussi ce qui la rend intéressante.
Les premières lanternes vont bientôt s’allumer...
Pour le moment, je travaille donc sur les premières pages : Le prologue.
La première apparition de Neve. Kilvarann. Les traces laissées par les premières femmes du Cercle.
Et toutes ces choses que je connais déjà… mais que je ne peux évidemment pas encore raconter ici.
Octobre commence à peine.
Samhain approche.
Et quelque part, dans un petit village irlandais qui n’existe que dans mes carnets, les lanternes commencent doucement à vaciller. Bienvenue à Kilvarann.



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